Fondée par Naïm Abdelhakmi, artiste pluridisciplinaire issu du théâtre physique et du théâtre de rue, et par l’autrice Iris Laurent, la compagnie Ardestop explore les croisements entre performance, installation plastique et espace public. Leurs créations cherchent à décloisonner les disciplines pour proposer des expériences immersives, où l’intime devient collectif et le spectateur partie prenante de l’œuvre. Ardestop revendique une approche sensible et physique, nourrie de récits, de témoignages et de rituels contemporains.
Petrichor_Aware_Recollection est une performance à la croisée de la danse, du théâtre, des arts visuels et de la musique. Inspiré par l’odeur de la pluie sur la terre, ce projet interroge notre relation à l’invisible, aux mémoires enfouies et aux forces qui nous traversent. Les spectateurs deviennent eux-mêmes acteurs de l’expérience, manipulant dispositifs lumineux et sonores pour révéler une multiplicité de récits sensoriels. Entre transe, rituel et exposition vivante, Petrichorcherche à faire émerger un « nous » collectif à partir de l’intime, une célébration poétique de ce qui relie les êtres.
Créée en 2021 à Montpellier par Johan Bichot, circassien et danseur passé par l’École Fratellini et collaborateur de Josef Nadj, la compagnie Octobre 82 inscrit son travail dans un rapport artisanal à la danse et au cirque. L’univers de la compagnie emprunte au burlesque, au cinéma muet et au théâtre de l’absurde, pour mettre en scène des personnages en lutte avec un monde absurde, oscillant entre humour et mélancolie.
Avec Glissement, Johan Bichot imagine un personnage à la Buster Keaton, jeté dans un environnement mouvant où les objets deviennent partenaires de jeu. Inspirée par Samuel Beckett (Acte sans paroles) et le photographe Gilbert Garcin, la pièce propose une traversée absurde et poétique où le corps se confronte aux limites de l’équilibre et de la raison. Entre cirque et danse, Glissement met en scène un univers fragile, fait de cubes d’argile suspendus, de plateformes instables et de ritournelles, pour interroger la résilience face aux sollicitations du monde contemporain.
Anatomie du désir convie le spectateur à une expérience sensorielle et culinaire au sein d’un Panopticum Anatomique. À travers la figure de Vénus, Boris Gibé interroge les représentations du corps et du désir, du mythe antique aux dissections anatomiques, entre science et sacré. Jeux de lumière, illusions électriques et performance physique révèlent un corps fragmenté, traversé par l’érotisme, la mémoire et la métaphysique. Une expérience troublante qui brouille les frontières entre beauté, mort et transcendance.
La Compagnie des Plumés est née de la rencontre entre Diane Dugard, circassienne passionnée par le travail avec les animaux, et Juan Cocho, artiste polyvalent. Leur démarche artistique repose sur une conviction forte : les animaux ne sont pas des accessoires mais des partenaires de jeu à part entière. Poules, chiens et artistes se partagent ainsi la scène dans un rapport de confiance, de complicité et de respect.
Depuis plusieurs années, la compagnie sillonne les routes avec son chapiteau itinérant (environ 100 places), afin d’aller à la rencontre des publics. Leur univers singulier, mêlant burlesque, poésie et absurdité, interroge notre lien au vivant tout en cultivant l’art du décalage et de l’humour.
Avec Ouiiiii (titre prolongé en un cri joyeux), la Cie des Plumés s’associe à Les Nouveaux Nez, Cirque Effiloché et Cie Tant qu’il y a de la Vie pour imaginer une forme hybride où les animaux sont pleinement intégrés à l’acte artistique.
Le spectacle se déploie comme une célébration de la présence animale : chiens et poules deviennent partenaires de jeu, révélant une tendresse et une fantaisie qui bousculent nos représentations habituelles. La musique, interprétée en direct par Nicolas Bernard (Duo Bonito), accompagne une distribution collective qui place la complicité au cœur du plateau. Entre cirque, théâtre et cabaret animalier, Ouiiiii est une ode à la joie, à l’acceptation et au plaisir du jeu partagé.
Les Gorillas sont une compagnie internationale de danseurs et performeurs qui explorent les rapports entre corps, nature et imaginaire. Leur univers mêle physicalité brute et poésie organique, avec une volonté de replacer le corps humain au cœur de l’écosystème. Leurs créations empruntent à la danse contemporaine, au théâtre et à la performance pour créer des rituels scéniques vibrants.
Amour-Lichen est une ode au lien entre amour et nature. Inspirée par les organismes symbiotiques que sont les lichens, la pièce explore la fusion entre deux êtres, leur interdépendance et leur capacité à inventer un espace commun. Danse et musique composent un voyage sensoriel où les interprètes deviennent métaphores vivantes de ce fragile équilibre entre autonomie et union.
Dirigée par Louison Valette, la compagnie Phonème développe un travail à la croisée de la danse et de la recherche sonore. Leurs créations s’ancrent dans l’exploration des rapports entre corps et fréquences, cherchant à rendre visible l’invisible vibration qui nous traverse. Avec une approche transdisciplinaire, Phonème construit des expériences immersives où le spectateur est invité à repenser son rapport au son et à l’écoute.
LA440 s’inspire de la fréquence du diapason normalisé — 440 Hz — utilisée comme référence universelle en musique. Ce spectacle interroge les implications politiques et culturelles de cette normalisation, tout en explorant le lien intime entre corps et son. Porté par une équipe mêlant chorégraphie, création sonore et dramaturgie musicale, LA440 propose une performance où le spectateur est immergé dans un dispositif sonore et lumineux. Entre ostinato rythmique et exploration des perceptions intimes, la pièce questionne la standardisation de notre écoute et la liberté de nos sensibilités.
Le Collectif Odradèk est un ensemble d’artistes aux pratiques pluridisciplinaires, réunissant performeurs, plasticiens et musiciens autour de créations hybrides. Inspiré du personnage mystérieux d’Odradèk inventé par Franz Kafka, le collectif explore les zones d’ombre, les formes fragiles et les espaces liminaux, cherchant à donner vie à des figures insaisissables et à des paysages mentaux.
Dans Lac artificiel, le collectif invente un univers aquatique et onirique. Entre installation plastique et performance scénique, la pièce interroge la place de l’eau comme mémoire, reflet et illusion. Les interprètes évoluent dans une scénographie mouvante où les éléments liquides deviennent métaphores de nos désirs et de nos dérives. Un voyage sensoriel qui oscille entre rêverie poétique et inquiétude écologique.
Martina Monnicchi est une artiste italienne dont le travail navigue entre danse, performance et arts visuels. Son univers se caractérise par une recherche sur la transformation des corps et des matières, souvent à travers des dispositifs minimalistes mais puissants. Elle place le geste et le rythme organique au centre d’une écriture scénique sensible.
Décomposition est une performance qui explore les cycles de dégradation et de renaissance. Par un travail corporel précis et une mise en espace fragmentée, Martina Monnicchi met en scène le passage du temps, la fragilité de la chair et la beauté des effondrements. À travers une dramaturgie du détail et de l’éphémère, elle invite le spectateur à contempler la vie dans son incessante métamorphose.
Le Théâtre Ailé est une compagnie qui croise théâtre contemporain, écologie et poétique du vivant. Elle développe un travail engagé qui cherche à reconnecter l’humain à la nature, en explorant les zones de fragilité et de résistance face aux crises actuelles. Son écriture scénique conjugue jeu théâtral, dispositifs visuels et réflexions philosophiques.
Dans Immondices, la compagnie questionne notre rapport aux déchets et aux traces que nous laissons sur Terre. La pièce se présente comme une plongée dans les entrailles de notre société consumériste, où les rebuts deviennent matière poétique et miroir de nos excès. Entre fable écologique et rituel théâtral, Immondices ouvre un espace de réflexion sur la mémoire des matières et sur la possibilité d’une réconciliation avec nos liens oubliés au vivant.